24/02/2010
Tilburg

Le retour du bannissement… TILBURG Une convention entre la Belgique et les Pays-Bas du 31 octobre 2009 consacre le transfert d’au moins 500 détenus dans les prisons belges vers la prison de Tilburg aux Pays-Bas. Une cérémonie de transfert des clés a, en grande pompes, précédé les premiers transferts de détenus. On nous a montré une belle prison, toute propre et certains politiques ont affirmé que seuls les détenus parlant le flamand et volontaires seraient transférés…. Malheureusement, ces conditions n’existent pas et des détenus francophones et d’établissements francophones ont déjà été transférés à Tilburg. De même, de nombreux détenus de Louvain, Forest, Saint-Gilles ont été transférés vers Tilburg sans leur consentement. Des détenus se sont même barricadés dans leur cellule pour éviter leur transfert. Ils ont été emmenés de force par la police. D’autres n’osent pas se rebeller de peur de ce qui pourra être alors indiqué dans leur dossier … Certains détenus ne parlent pas un mot de néerlandais ; d’autres affirment avoir de la famille, dont des enfants, à Bruxelles ; nombreux sont ceux qui perdent leur emploi dans leur prison actuelle… On quitte la promiscuité pour en retrouver une autre…..mais loin de sa famille, de son pays d’attache, de son travail ou de sa formation…. En outre, les communications téléphoniques sont très chères puisque….internationales ! Il y a des retards dans les courriers qui passent par la prison de Wortel, la cantine est plus chère….etc Au niveau de l’aide psycho-sociale, indispensable pour la réinsertion des détenus : rien n’est organisé à ce jour. La Communauté flamande, compétente en la matière, n’avait pas été consultée dans les préparatifs de la mise en place de la convention. On estimait que ces détenus étaient de ceux qui n’avaient pas ou peu besoin d’aide ! Aujourd’hui, la Communauté flamande est en discussion avec le ministre de la Justice sur la mise en place de structures permettant d’offrir une aide aux détenus transférés à Tilburg….un peu tard sachant qu’il faudra encore créer des associations, recruter du personnel, libérer des fonds, trouver des solutions aux nombreux problèmes juridiques qui ne manquent pas de se poser vu la situation…. ! Cela prendra beaucoup trop de temps. Concernant le service psycho-social de la prison même, il existe bel et bien mais ne présenterait un effectif que de quatre personnes alors que les besoins sont grands puisque les détenus n’ont personne, étant coupés de leurs familles ! Les détenus ne seront jamais mis en liberté sur le territoire des Pays-Bas. Lors d’une libération, d’une permission de sortie, d’un congé pénitentiaire, les détenus sont transférés à Wortel (35 km et 40 min plus loin). Là, les formalités sont faites et ensuite le détenu peut « prendre congé ». Il se trouve alors dans ‘the middle of ‘nowhere’. A 1,5 km passe une fois par heure un bus qui emmène le détenu à Turnhout en 20 minutes. De là à on peut prendre un train par exemple vers Anvers (45min) ou vers Bruxelles (1h15), sans compter le temps d’attente (40 min pour Bruxelles). Une fois arrivé, il est en quelque sorte déjà temps de rentrer à Wortel puis à Tilburg pour ne pas dépasser l’heure de rentrée imposée. Un aller-retour en train et en bus de la gare du Midi de Bruxelles à la prison de Tilburg prendra environ 7h et coûtera 33 euros. Un aller-retour de la gare du Midi à Wortel prend 5h30… Un aller-retour gare de Courtrai à la prison de Tilburg prend au moins 9h et coûte 43,62 euros… Selon la loi Dupont du 12 janvier 2005, l’exécution de la peine privative de liberté est axée sur la réparation du tort causé aux victimes par l’infraction, sur la réhabilitation du condamné et sur la préparation, de manière personnalisée de sa réinsertion dans la société libre…. Avec Tilburg, force est de constater que la prison n’a plus d’autre objectif que de contenir, parquant les personnes incarcérées en attendant la fin de leur peine ou leur libération conditionnelle. Dans quel état d’esprit peut-on espérer trouver les sortants de prison, souvent surmédiqués, qui ont la « haine » contre la justice et sont rarement réconciliés avec eux-mêmes et la société ? L’OIP condamne cette politique pénitentiaire qui dégrade les contacts familiaux et empêche la réinsertion des détenus…. A ce jour, les détenus déjà transférés de force menacent de rébellion, voire de prise d’otages ou de grève de la faim…Là où il n’y plus d’espoir, la violence s’installe facilement.

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21/01/2010
Quand le sécuritaire méne à la grève

COMMUNIQUE DE PRESSE – OIP Prison : Quand les options sécuritaires mènent à la grève… Evasions et suicides peuvent être une manière extrême d\'échapper à des situations humainement intolérables, inacceptables et qui semblent parfois sans issue. C’est ce qu’on a encore constaté à Andenne avec la tentative de suicide d’un détenu, sa violente tentative d’évasion et finalement…son suicide. Conséquence : les agents partent en grève et réclament encore et toujours plus de sécuritaire. Les politiques, suivent : Notamment une circulaire a été adoptée le 19 novembre 2009 relative aux moyens de coercition et à l’équipement d’intervention. Il y est prévu que certains agents pourront utiliser des menottes, des entraves et des matraques. Il y est également prévu l’utilisation de pepperspray dans les quartiers de haute sécurité de Bruges et de Lantin. L’OIP s’interroge sur le type de situations pouvant mener à l’utilisation de telles armes. Notamment, à Bruges, il y a 10 places dans le QHS et 30 agents pénitentiaires : quelles situations nécessiteraient alors le pepperspray ? L’OIP dénonce l’utilisation d’un spray nocif pour la santé des détenus (allant de simples irrita tions à des brûlures de la cornée ou encore des oedèmes pulmonaires…) En effet, l’usage de ce spray exige une série de précautions à prendre et l’OIP doute qu’en situation de crise dans le milieu pénitentiaire ce type de précautions puissent être prises. L’OIP constate le manque de clarté de la circulaire sur l’identification des agents habilités à utiliser de telles armes. Elle prévoit que seul le directeur peut décider d’utiliser ces armes. Comment alors gérer ces situations d’urgence ? L’OIP s’interroge sur la raison pour laquelle la circulaire n’est prévue que pour une durée de 6 mois. Est-ce une expérimentation , Que peut-on décider en 6+ mois de temps, sauf à utiliser lesdites armes de manière très fréquente… ? L’OIP s’interroge également sur les dangers que représentent l’introduction de ces armes dans la prison pour les agents eux-mêmes. De manière plus générale, l’OIP constate une nouvelle fois que les mesures prises ne visent aucunement l’amélioration des relations agents/détenus : la circulaire augmente la sécurité technique et donc diminue la sécurité dynamique puisque le relationnel en pâtit…… Plus de sécurité technique, c’est ce que réclament aujourd’hui encore les agents. Ceux-ci vivent des situations extrêmement difficiles et on leur demande de gérer des détenus désespérés, agressifs dans un univers particulièrement sous tension. On comprend leur trop plein… mais la diminution des tensions doit passer par une meilleure communication entre les détenus, les agents et la direction. L’OIP regrette qu’aucune mesure de fond ne soit prise pour endiguer les tensions grâce à l’amélioration de la communication. L’OIP regrette l’absence de mise en œuvre de nombreux volets de la loi Dupont qui amélioreraient les conditions de vie de chacun à l’intérieur des prisons. L’OIP rappelle enfin que les grèves des agents impliquent une insécurité et une dégradation du quotidien des détenus. L’OIP condamne l’absence de service minimum des agents pendant les grèves engendrant des violations des droits les plus élémentaires des détenus et très souvent de nouvelles escalades de violence et des suicides. COMMUNIQUE DE PRESSE – OIP Prison : Quand les options sécuritaires mènent à la grève… Evasions et suicides peuvent être une manière extrême d\'échapper à des situations humainement intolérables, inacceptables et qui semblent parfois sans issue. C’est ce qu’on a encore constaté à Andenne avec la tentative de suicide d’un détenu, sa violente tentative d’évasion et finalement…son suicide. Conséquence : les agents partent en grève et réclament encore et toujours plus de sécuritaire. Les politiques, suivent : Notamment une circulaire a été adoptée le 19 novembre 2009 relative aux moyens de coercition et à l’équipement d’intervention. Il y est prévu que certains agents pourront utiliser des menottes, des entraves et des matraques. Il y est également prévu l’utilisation de pepperspray dans les quartiers de haute sécurité de Bruges et de Lantin. L’OIP s’interroge sur le type de situations pouvant mener à l’utilisation de telles armes. Notamment, à Bruges, il y a 10 places dans le QHS et 30 agents pénitentiaires : quelles situations nécessiteraient alors le pepperspray ? L’OIP dénonce l’utilisation d’un spray nocif pour la santé des détenus (allant de simples irrita tions à des brûlures de la cornée ou encore des oedèmes pulmonaires…) En effet, l’usage de ce spray exige une série de précautions à prendre et l’OIP doute qu’en situation de crise dans le milieu pénitentiaire ce type de précautions puissent être prises. L’OIP constate le manque de clarté de la circulaire sur l’identification des agents habilités à utiliser de telles armes. Elle prévoit que seul le directeur peut décider d’utiliser ces armes. Comment alors gérer ces situations d’urgence ? L’OIP s’interroge sur la raison pour laquelle la circulaire n’est prévue que pour une durée de 6 mois. Est-ce une expérimentation , Que peut-on décider en 6+ mois de temps, sauf à utiliser lesdites armes de manière très fréquente… ? L’OIP s’interroge également sur les dangers que représentent l’introduction de ces armes dans la prison pour les agents eux-mêmes. De manière plus générale, l’OIP constate une nouvelle fois que les mesures prises ne visent aucunement l’amélioration des relations agents/détenus : la circulaire augmente la sécurité technique et donc diminue la sécurité dynamique puisque le relationnel en pâtit…… Plus de sécurité technique, c’est ce que réclament aujourd’hui encore les agents. Ceux-ci vivent des situations extrêmement difficiles et on leur demande de gérer des détenus désespérés, agressifs dans un univers particulièrement sous tension. On comprend leur trop plein… mais la diminution des tensions doit passer par une meilleure communication entre les détenus, les agents et la direction. L’OIP regrette qu’aucune mesure de fond ne soit prise pour endiguer les tensions grâce à l’amélioration de la communication. L’OIP regrette l’absence de mise en œuvre de nombreux volets de la loi Dupont qui amélioreraient les conditions de vie de chacun à l’intérieur des prisons. L’OIP rappelle enfin que les grèves des agents impliquent une insécurité et une dégradation du quotidien des détenus. L’OIP condamne l’absence de service minimum des agents pendant les grèves engendrant des violations des droits les plus élémentaires des détenus et très souvent de nouvelles escalades de violence et des suicides. COMMUNIQUE DE PRESSE – OIP Prison : Quand les options sécuritaires mènent à la grève… Evasions et suicides peuvent être une manière extrême d\'échapper à des situations humainement intolérables, inacceptables et qui semblent parfois sans issue. C’est ce qu’on a encore constaté à Andenne avec la tentative de suicide d’un détenu, sa violente tentative d’évasion et finalement…son suicide. Conséquence : les agents partent en grève et réclament encore et toujours plus de sécuritaire. Les politiques, suivent : Notamment une circulaire a été adoptée le 19 novembre 2009 relative aux moyens de coercition et à l’équipement d’intervention. Il y est prévu que certains agents pourront utiliser des menottes, des entraves et des matraques. Il y est également prévu l’utilisation de pepperspray dans les quartiers de haute sécurité de Bruges et de Lantin. L’OIP s’interroge sur le type de situations pouvant mener à l’utilisation de telles armes. Notamment, à Bruges, il y a 10 places dans le QHS et 30 agents pénitentiaires : quelles situations nécessiteraient alors le pepperspray ? L’OIP dénonce l’utilisation d’un spray nocif pour la santé des détenus (allant de simples irrita tions à des brûlures de la cornée ou encore des oedèmes pulmonaires…) En effet, l’usage de ce spray exige une série de précautions à prendre et l’OIP doute qu’en situation de crise dans le milieu pénitentiaire ce type de précautions puissent être prises. L’OIP constate le manque de clarté de la circulaire sur l’identification des agents habilités à utiliser de telles armes. Elle prévoit que seul le directeur peut décider d’utiliser ces armes. Comment alors gérer ces situations d’urgence ? L’OIP s’interroge sur la raison pour laquelle la circulaire n’est prévue que pour une durée de 6 mois. Est-ce une expérimentation , Que peut-on décider en 6+ mois de temps, sauf à utiliser lesdites armes de manière très fréquente… ? L’OIP s’interroge également sur les dangers que représentent l’introduction de ces armes dans la prison pour les agents eux-mêmes. De manière plus générale, l’OIP constate une nouvelle fois que les mesures prises ne visent aucunement l’amélioration des relations agents/détenus : la circulaire augmente la sécurité technique et donc diminue la sécurité dynamique puisque le relationnel en pâtit…… Plus de sécurité technique, c’est ce que réclament aujourd’hui encore les agents. Ceux-ci vivent des situations extrêmement difficiles et on leur demande de gérer des détenus désespérés, agressifs dans un univers particulièrement sous tension. On comprend leur trop plein… mais la diminution des tensions doit passer par une meilleure communication entre les détenus, les agents et la direction. L’OIP regrette qu’aucune mesure de fond ne soit prise pour endiguer les tensions grâce à l’amélioration de la communication. L’OIP regrette l’absence de mise en œuvre de nombreux volets de la loi Dupont qui amélioreraient les conditions de vie de chacun à l’intérieur des prisons. L’OIP rappelle enfin que les grèves des agents impliquent une insécurité et une dégradation du quotidien des détenus. L’OIP condamne l’absence de service minimum des agents pendant les grèves engendrant des violations des droits les plus élémentaires des détenus et très souvent de nouvelles escalades de violence et des suicides. COMMUNIQUE DE PRESSE – OIP Prison : Quand les options sécuritaires mènent à la grève… Evasions et suicides peuvent être une manière extrême d\'échapper à des situations humainement intolérables, inacceptables et qui semblent parfois sans issue. C’est ce qu’on a encore constaté à Andenne avec la tentative de suicide d’un détenu, sa violente tentative d’évasion et finalement…son suicide. Conséquence : les agents partent en grève et réclament encore et toujours plus de sécuritaire. Les politiques, suivent : Notamment une circulaire a été adoptée le 19 novembre 2009 relative aux moyens de coercition et à l’équipement d’intervention. Il y est prévu que certains agents pourront utiliser des menottes, des entraves et des matraques. Il y est également prévu l’utilisation de pepperspray dans les quartiers de haute sécurité de Bruges et de Lantin. L’OIP s’interroge sur le type de situations pouvant mener à l’utilisation de telles armes. Notamment, à Bruges, il y a 10 places dans le QHS et 30 agents pénitentiaires : quelles situations nécessiteraient alors le pepperspray ? L’OIP dénonce l’utilisation d’un spray nocif pour la santé des détenus (allant de simples irrita tions à des brûlures de la cornée ou encore des oedèmes pulmonaires…) En effet, l’usage de ce spray exige une série de précautions à prendre et l’OIP doute qu’en situation de crise dans le milieu pénitentiaire ce type de précautions puissent être prises. L’OIP constate le manque de clarté de la circulaire sur l’identification des agents habilités à utiliser de telles armes. Elle prévoit que seul le directeur peut décider d’utiliser ces armes. Comment alors gérer ces situations d’urgence ? L’OIP s’interroge sur la raison pour laquelle la circulaire n’est prévue que pour une durée de 6 mois. Est-ce une expérimentation , Que peut-on décider en 6+ mois de temps, sauf à utiliser lesdites armes de manière très fréquente… ? L’OIP s’interroge également sur les dangers que représentent l’introduction de ces armes dans la prison pour les agents eux-mêmes. De manière plus générale, l’OIP constate une nouvelle fois que les mesures prises ne visent aucunement l’amélioration des relations agents/détenus : la circulaire augmente la sécurité technique et donc diminue la sécurité dynamique puisque le relationnel en pâtit…… Plus de sécurité technique, c’est ce que réclament aujourd’hui encore les agents. Ceux-ci vivent des situations extrêmement difficiles et on leur demande de gérer des détenus désespérés, agressifs dans un univers particulièrement sous tension. On comprend leur trop plein… mais la diminution des tensions doit passer par une meilleure communication entre les détenus, les agents et la direction. L’OIP regrette qu’aucune mesure de fond ne soit prise pour endiguer les tensions grâce à l’amélioration de la communication. L’OIP regrette l’absence de mise en œuvre de nombreux volets de la loi Dupont qui amélioreraient les conditions de vie de chacun à l’intérieur des prisons. L’OIP rappelle enfin que les grèves des agents impliquent une insécurité et une dégradation du quotidien des détenus. L’OIP condamne l’absence de service minimum des agents pendant les grèves engendrant des violations des droits les plus élémentaires des détenus et très souvent de nouvelles escalades de violence et des suicides.

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18/08/2009
Moins de 1% des détenus s\'évadent!

Les évasions ne concernent même pas 1% des personnes incarcérées, indiquent mercredi l\'Observatoire international des prisons (OIP) et la Ligue des droits de l\'homme (LDH) dans un communiqué visant à relativiser les différents incidents carcéraux qui ont fait l\'actualité médiatique de l\'été. Ainsi, en 2008, seules huit personnes se seraient évadées directement depuis des établissements pénitentiaires fermés et 14 depuis les palais de Justice ou chambres d\'hôpital. En outre, la grande majorité des évasions échoue et la plupart des personnes qui parviennent à gagner la liberté sont capturées rapidement. \"Les prisons belges ne sont donc pas des passoires\", soulignent l\'OIP et la LDH. Les deux organisations s\'interrogent par ailleurs sur l\'installation de filets anti-hélicoptère comme solution aux problèmes d\'évasion. \"Ces filets, programmés pour être apposés dans cinq prisons, représentent un budget de 4 millions d\'euros. Le tout pour ... trois évasions réalisées par hélicoptère en Belgique! Ne serait-ce pas des moyens disproportionnés au vu du peu de détenus concernés par de tels scénarios et alors que 10.000 détenus manquent de soins, d\'activités, de formations et de travail? \", soulignent l\'OIP et la LDH. En effet, en 2009, plusieurs établissements pénitentiaires ne bénéficient toujours pas d\'eau courante, ni de toilettes dans les cellules. Les détenus sont alors contraints de faire leurs besoins dans un seau, en présence des co-détenus. \"Un grand nombre passe 22, 23, voire 24 heures sur 24 dans les 9 ou 12m² qui les réduisent à une condition d\'isolement mental et de décrépitude. Ils sont parfois trois, avec un matelas à même le sol, à partager cet espace contigu, sans aucune intimité possible\", poursuit le communiqué. Selon une étude datant de 2004, \"le taux de suicide dans les prisons belges est 10 fois plus élevé que dans la population générale et ils ne fait que croître depuis les années \'50\". L\'auteur de cette étude avait observé un lien entre période de surpopulation et accroissement du nombre de suicide. Ces derniers mois, il y a eu un décès à la prison de Mons, deux suicides à l\'annexe psychiatrique à Lantin, la mort d\'une personne souffrant de toxicomanie à Forest, la mort d\'un détenu à Ittre, et le récent décès d\'un interné survenu à Jamioulx, où les agents pénitentiaires sont suspectés de violence. Toutes ces prisons, à l\'exception d\'Ittre, connaissent des problèmes de surpeuplement, soulignent l\'OIP et la LDH. Aujourd\'hui, la Belgique compte environ 10.000 personnes incarcérées alors qu\'elles étaient 5.677 en 1980, soit une augmentation de 74% de la population carcérale en moins de 30 ans, selon les chiffres du SPF Justice et de la Direction générale des établissements pénitentiaires. Parmi les causes de la surpopulation, l\'OIP et la LDH soulignent l\'augmentation de la détention préventive (multipliées par 2,5 entre 1980 et 2005), le retard et la diminution du nombre de libérations conditionnelles, l\'augmentation des durées de peines (doublées en 15 ans), ainsi que l\'allongement de la durée d\'internement (d\'où l\'explosion du nombre d\'internés). \"Malgré cela, la principale mesure préconisée par le ministre de la Justice pour solutionner le problème de la surpopulation est l\'augmentation de la capacité carcérale, principalement par la construction de 13 nouveaux établissements\", indique le communiqué. L\'OIP et la LDH condamnent l\'extension du parc carcéral et réclament la mise sur pied d\'une politique pénitentiaire cohérente.

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16/06/2009
Rapport Hammarberg : les contradictions persistant

Ce mercredi 17 juin, le Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg, a sorti son rapport concernant la Belgique, rapport faisant suite à sa visite en Belgique les 15 à 19 décembre dernier. Ce rapport met en évidence, une nouvelle fois, une série de contradictions persistantes aux droits fondamentaux des individus en Belgique.

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14/06/2009
Surpopulation explosive à la prison de Jamioulx

La situation de surpopulation carcérale au sein de la Prison de Jamioulx - 440 détenus pour une capacité de 267, soit un taux de surcapacité de 165% - est explosive, engendrant pour les détenus des conditions de vie carcérale intolérables, inhumaines et dégradantes. Cette réalité implique également des conditions de travail extrêmement difficiles pour le personnel pénitentiaire. En réaction à cette situation, les délégations syndicales des agents pénitentiaires de la Prison de Jamioulx – prison la plus surpeuplée du Royaume - ont décidé depuis le 09 mars dernier la mise en place d’un service dit « restreint » au sein de l’Etablissement pénitentiaire. Ce service restreint interdit l’accès de la prison aux services sociaux d’aide aux détenus (soutien psychosocial, visiteurs de prison, formations, etc.).

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04/05/2009
Lettre à l\'attention du CPT

A l’attention des membres de la délégation du Comité européen pour la Prévention de la Torture et des peines ou traitements inhumains et dégradants,

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03/03/2009
Démystifions la prison

Carte Blanche parue dans le journal Le Soir du 4 mars 2009

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13/02/2009
Notice 2008

L’Observatoire International des Prisons – section belge (OIP) vous invite à télécharger la notice bisannuelle présentant l’état des lieux des établissements pénitentiaires de 2006 à 2008 (loi de principe, état des bâtiments, question des internés, des mineurs, des étrangers, accès aux soins de santé, accès aux services externes, conditions de travail de ceux-ci, etc.).

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17/10/2008
Prison Break Tongres- sauvons la prison musée de T

PRISON BREAK TONGRES 18 OCTOBRE 2008 Journée d\'action pédagogique. Oui à une prison musée pédagogique ! Non à une nouvelle prison pour jeunes ! Aider les jeunes en difficulté à ne pas s\'enliser dans la délinquance, prouver aux (ex-)détenus que la réinsertion est possible à condition de la préparer : c\'est le combat que mène Jean-Marc Mahy depuis 2003, date de sa libération après plus de dix-huit ans de détention. Depuis près de deux ans, le GSARA soutient l\'action que Jean-Marc Mahy conduit dans les écoles, les IPPJ, les prisons, les associations qui aident à la réinsertion. Où qu\'il aille, Jean-Marc n\'a de cesse de témoigner de son expérience et des conclusions qu\'il en a tirées. A ceux qui le croiraient encore, il explique que la prison ne rend pas homme. A ceux qui en ont fait l\'expérience, il assure qu\'une vie après la prison est possible. Aujourd\'hui, Jean-Marc Mahy est devenu éducateur. Il organise régulièrement des visites à la prison de Tongres et témoigne in–situ devant des groupes pour illustrer ses propos. Son travail et celui d\'autres acteurs du monde de la culture ou de l\'éducation (qui ont rassemblé depuis 2005, 247.000 visiteurs venant de part et d\'autre de la frontière linguistique) sont gravement menacés. En effet, le lundi 3 novembre le musée prison fermera et des travaux de transformations en prison de jeunes débuteront. Aidez-nous à infléchir cette décision de fermeture : * rejoignez-nous et invitez vos collègues (francophones et néerlandophones) à signer l\'Appel « Sauvons Tongres » pour réaliser notre objectif: 500 assistants sociaux, enseignants, académiciens, magistrats, étudiants… pour sauver le musée. ( * www.revuenouvelle.be , rubrique : agenda octobre 2008 et \"Geen doodstraf voor Tongeren\" \"Pas de peine de mort pour Tongres\" www.leefmilieutongeren.be). Participez à la journée Prison Break Tongres 18 octobre 2008 : Programme 14 heures Promenade de protestation d\'Ambiorix (Grand Place de Tongres) à la prison de Tongres. 15 heures Visite guidée du musée avec Jean-Marc Mahy; En permanence: projection du film \"Liberté sur paroles\" ; rencontres aux stands des associations qui s\'occupent de prévention, d\'éducation et d\'alternatives à la prison; témoignages (personnalités politiques, activistes de Tongres, travailleurs sociaux, ex-détenus); accompagnement musical. Fin 18 heures

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06/07/2008
Grève a la prison de Saint-Gilles

Troisième grève des agents pénitentiaires depuis janvier 2008. Après Mons (mars 2008) et Forest (mai 2008), c’est au tour des agents de la prison de Saint-Gilles de débrayer. Ces grèves, récurrentes depuis plusieurs années, sont symptomatiques du malaise imprégnant le milieu pénitentiaire, ses travailleurs et ses détenus. La surpopulation, dénoncée par les agents, implique une détérioration des conditions de détention : manque de matériel de nécessité de base tels que chaussures, pantalons, oreillers, draps, essuies ; entassement de plusieurs reclus au sein d’une même étroite cellule, avec matelas par terre. La surpopulation a également un impact négatif sur les modalités de travail pour les agents, pour cause de tension accrue et de manque de personnel. Or, les agents pénitentiaires font un labeur extrêmement difficile, un travail de première ligne – et de première importance – dans le quotidien des détenus. Ils assurent le contact avec ceux-ci et absorbent une part des tensions carcérales. Cependant, ces arrêts de travail révèlent aussi la pratique de l’oukase par les syndicats des agents pénitentiaires. En effet, les grèves des agents impliquent une insécurité et une dégradation du quotidien des détenus. Parce que les besoins élémentaires d’êtres humains (manger, se laver, avoir accès aux soins de santé) dépendent du travail des agents, les grèves impliquent des contraintes fastidieuses pour les personnes incarcérées ainsi qu’un rapport de force particulièrement accru envers la direction d’établissement. Enfin, ce pouvoir peut avoir, en retour, des conséquences négatives rendant la peine de prison plus lourde, difficile et invivable, laissant moins de place à la réinsertion et à la limitation des préjudices dus à l’enfermement. Tout d’abord, lors des grèves, les risques d’incident s’aggravent. Les préaux, les douches, les visites familiales, les droits de la défense ne sont plus garantis. Si un détenu est victime d’un malaise, la police réagira-t-elle aussi rapidement que les travailleurs habitués aux procédures à appliquer face à ce type de situation ? Les soins de santé, quant à eux, ne sont plus assurés non plus. Et qu’en est-il du centre médico-chirurgical logé au cœur de la prison de Saint-Gilles ? Peut-il encore fonctionner comme à l’habitude ? Pour toutes ces raisons, lors des grèves, la pression exercée sur les détenus, ainsi que sur la direction, est énorme. Ensuite, depuis ce mardi 1er juillet 2008, les agents protestent, par un arrêt de travail prolongé, contre le manque de sécurité lors de visites familiales. Les agents demandent à ce que les visites soient restreintes de cinq à trois personnes par détenus. Or, le nombre de personnes pouvant maintenir un contact avec les personnes en détention est pourtant déjà limité à la famille et un nombre très restreint d’amis (précisément trois) devant présenter un certificat de bonne vie et moeurs. Si des problèmes de sécurité peuvent se poser lors de ses visites, il convient d’y remédier par d’autres moyens qu’en punissant les détenus, déjà fortement privés des liens affectifs qui les lient au monde extérieur. En effet, comment réinsérer une personne qui verrait se réduire le peu de contacts qui lui garantissent une place dans la société ? Enfin, rappelons que depuis la grève de 2003, les agents de Saint-Gilles ont obtenu du Ministre de la Justice de l’époque, Marc Verwilghen, que toute activité animée par les services sociaux extérieurs travaillant en prison, doive être proposée aux syndicats des agents avant d’être mise en œuvre et ce, après avoir déjà reçu l’aval de la direction. Dans les faits, beaucoup de projets (prévention aux drogues, activités de réflexion et de remise en question personnelle, sensibilisation aux victimes, etc.) ne peuvent voir le jour à la prison de Saint-Gilles en raison de cet accord de 2003. Dans ces conditions, comment mettre en œuvre les plans de détention individualisés des personnes incarcérées à Saint-Gilles, qui est pourtant une des prisons pilotes pour ce projet ? Bien qu’il rejoigne les agents quant à leur protestation relative à la surpopulation, l’OIP dénonce le blocus des agents quant aux activités extérieures, s’indigne de ce que la Loi Dupont n’est toujours pas entrée en vigueur pour sa majeure partie et demande l’instauration d’un service minimum en prison en cas de grève, tout comme c’est le cas dans d’autres domaines dont dépendent des êtres humains (soins de santé, etc.). O.I.P. Belgique

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13/05/2008
GREVE A LA PRISON DE FOREST

Comme tous les ans, les premières chaleurs annoncent l\'été, les barbecues… et les grèves des agents pénitentiaires. Il faisait torride à la prison surpeuplée de Forest ce week-end… La grève qui a été entamée le 7 mai dernier par les gardiens de la prison de Forest n\'est pas surprenante. De manière presque aussi cyclique que le rythme des saisons, les premières chaleurs sont annonciatrices de l’été mais également de mouvements de grogne de la part des agents pénitentiaires devant faire face aux conséquences peu enviables de la chaleur et de la cohabitation dans un lieu clos. Mais ces grèves - légitimes - ont pour effet - pervers - d’encore aggraver les conditions de détention: promiscuité, pas de douche, pas de préau… et une chaleur torride, insupportable qui leur torture le corps et le crâne. En outre, pendant les grèves, les transferts vers le palais de justice sont paralysés ce qui porte atteinte à l’exercice des droits de la défense. Les Tribunaux correctionnels sont condamnés à la paralysie puisque les prévenus ne peuvent se présenter. Les instructions pâtissent également de cette situation puisque les juges d’instruction et les enquêteurs ne peuvent auditionner les inculpés. Ces retards ont évidemment comme effet que les détentions préventives se voient rallongés au mépris de la présomption d’innocence Mais ces conditions de détentions éprouvantes ne sont pas exclusivement saisonnières: les prisons belges présentent un état de surpopulation constant; état dénoncé à de multiples reprises par les organes internationaux, tel que le Comité pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (C.P.T.) du Conseil de l’Europe. Les causes de cette surpopulation constante sont diverses. Des études ont démontré que ces dix dernières années, à criminalité égale, la sévérité pénale a augmenté. Ainsi, le nombre de détenus a augmenté de 32,6% en 10 ans. Est-ce que cela a eu un quelconque impact sur le taux de délinquance ? Il serait urgent de se poser cette question avant de poursuivre plus avant la politique actuelle de répression accrue. Le recours à la détention préventive (40 % de la population carcérale) est également plus répandu aujourd’hui qu’hier et l’octroi de mesures de libération conditionnelle se raréfie. Ainsi, les libérations conditionnelles et provisoires ont baissé de 12% entre 2005 et 2006. Surpopulation et conditions de détention Cette surpopulation carcérale n\'est pas sans conséquences sur les conditions de détention, particulièrement déplorables en termes d’hygiène et de promiscuité dans certains établissements (détenus dormant à même le sol, quatre personnes dans une cellule prévue pour deux…). Une conséquence parmi d\'autres: les restrictions en matière de quantités alimentaires par détenu; le budget dont dispose la prison pour nourrir ses occupants étant fonction de la capacité théorique de l’établissement... Par ailleurs, les assistants sociaux, psychologues, médecins, en sous-effectifs, ne peuvent exercer leur fonction correctement par manque de temps. Malgré ces faits accablants et des grèves à répétition, il est frappant de constater que, alors qu’il pointe la vétusté flagrante des établissements pénitentiaires et les difficultés qui en résultent pour le respect de la dignité humaine, les principales mesures de rénovation qui sont envisagées dans le Masterplan du Ministre de la Justice ont trait à une augmentation de la capacité carcérale. Ainsi, aucun budget spécifique n’est dégagé dans le but de doter chaque cellule d’un wc, aucune mesure n’est envisagée pour éradiquer les rats, cafards et autres vermines qui pullulent dans les cuisines des prisons, aucun poste clair n’est prévu pour la rénovation des prisons qui ne se verront pas dotées de nouvelles cellules… De même, il est particulièrement regrettable de constater que la loi de principes régissant le statut interne des détenus - posant pour principe que la privation de liberté doit être la seule peine qui leur soit infligée - n’est que très partiellement mise en application et est mise au placard pour le surplus, ce surplus concernant tous les principes visant les conditions de détention. Il est temps que les pouvoirs publics appréhendent sérieusement l’horreur de la situation carcérale en Belgique, et ce autrement qu’en des termes simplistes: ceux de la répression accrue. A l\'heure où la chaleur se fait de plus en plus lourde, l’Observatoire International des Prisons (OIP) et la Ligue des droits de l\'Homme (LDH) invitent le Ministre de la Justice et les représentants politiques à rester une heure dans une cellule dans ces conditions… L’OIP et la LDH - rappellent que les conditions de détention que connaissent les détenus dans toutes les prisons de Belgique sont contraires à la Convention européenne des droits de l’Homme, aux prescrits internationaux en la matière et même à la législation belge; - exigent du Gouvernement qu’il agisse pour faire cesser ces violations. Son action doit porter à la fois sur le court terme, en rénovant d’urgence nos prisons insalubres et, sur le moyen terme, en repensant le phénomène de la surpopulation sous l’angle d’une réforme globale du système pénal et non pas en construisant de nouvelles prisons (la privation de liberté doit constituer une sanction ultime).

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22/04/2008
le plan prison du Ministre de la Justice

L’OIP tient à réagir au contenu de la déclaration gouvernementale relative à l’extension du parc carcéral belge. Si l’OIP se réjouit de constater que le Gouvernement entend parvenir à « une infrastructure carcérale plus humaine » et répondre, enfin, aux diverses réprimandes exprimées à son encontre par les institutions européennes, nous ne pouvons que déplorer les mesures qui sont prises aujourd’hui en ce qu’elles ne répondent pas à l’objectif d’humanisation que le gouvernement prétend poursuivre. Il est frappant de constater que, alors qu’il pointe la vétusté flagrante des établissements pénitentiaires et les difficultés qui en résultent pour le respect de la dignité humaine, les seules mesures de rénovation qui sont envisagées dans le Masterplan de Monsieur Vandeurzen ont trait à une augmentation de la capacité carcérale. Aucun budget n’est dégagé dans le but de doter chaque cellule d’un wc, aucune mesure n’est envisagée pour éradiquer les rats, cafards et autres vermines qui pullulent dans les cuisines des prisons, aucun poste n’est prévu pour la rénovation des prisons qui ne se verront pas dotées de nouvelles cellules… D’autre part, contrairement à ce qu’avance le Ministre de la Justice dans son plan de restructuration, l’accroissement de la capacité carcérale n’entraînera pas une diminution de la surpopulation à long terme. De nombreuses études réalisées en criminologie par des experts renommés (Wacquant, Mucchielli, Chantraine,…) démontrent que l’extension de la capacité carcérale n’a qu’un effet très limité dans le temps sur le taux de surpopulation. C’est d’ailleurs sur cette base que le Conseil des Ministres du Conseil de l’Europe avait, en 1999, émis la recommandation suivante : « L’extension du parc pénitentiaire devrait être plutôt une mesure exceptionnelle, puisqu’elle n‘est pas, en règle générale, propre à offrir une solution durable au problème du surpeuplement. Les pays dont la capacité carcérale pourrait être globalement suffisante mais mal adaptée aux besoins locaux devraient s’efforcer d’aboutir à une répartition plus rationnelle de cette capacité » A cet égard, la construction des prisons d’Andenne et Ittre n’a pas eu pour effet de diminuer ce taux, comme on le voit à l’heure actuelle. Si le Ministre de la Justice avance que les Pays-Bas ont vu leur taux de surpopulation diminuer après la construction de nouvelles prisons, il oublie de préciser qu’une nouvelle politique criminelle visant à l’élargissement des peines alternatives et des conditions de libération avait été conjointement menée… Enfin, il est regrettable de constater que la Loi Dupont régissant le statut interne des détenus, qui pour rappel pose pour principe que la privation de liberté doit être la seule peine qui leur soit infligée, n’est que très partiellement mise en application et mise au placard pour le surplus, soit tous les principes visant les conditions de détention. Il est regrettable de remarquer que le Gouvernement pose le bon constat de l’inacceptabilité des conditions de détention qui prévalent aujourd’hui mais se trompe de priorité en visant uniquement l’accroissement carcéral ! L’OIP dénonce cette politique expansionniste qui ne tient pas compte des recommandations formulées par les experts. L’OIP rappelle que les conditions de détention que connaissent les détenus dans toutes les prisons de Belgique sont contraires à la Convention des Doits de l’Homme, aux prescrits européens et à la loi Dupont. L’OIP invite le Gouvernement à initier une véritable réflexion de fond, alimentée par des chercheurs, sur les causes de la criminalité et sur les moyens de l’enrayer en lieu et place de politiques spectacles qui ne font qu’empirer une situation des plus alarmantes.

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18/03/2008
GREVE A LA PRISON DE MONS

Mons : une prison anomique -19 mars 2008 Depuis hier, les agents pénitentiaires de la prison de Mons sont en grève, sans communiquer officiellement le motif de celle-ci. Derrière ce mouvement protestataire, se profile une réalité complexe, au sein de laquelle se superposent continuité et rupture avec l’ancien ordre carcéral (ayant entraîné l’inculpation d’agents pour traitements inhumains et dégradants) ainsi que résistances au changement. En un mot, rappelons que l’ancienne direction permettait aux agents de disposer d’un laisser-faire manifestement abusif. Depuis un an, une nouvelle équipe directive tente, non sans mal, de redresser la barre. Le résultat se marque par une application rigide des dispositions réglementaires : réinstauration du port de la cravate pour le personnel pénitentiaire et sentiment des agents de ne pas être entendu par la direction se greffent sur un climat délétère où chaque agent se sent inquiété par une potentielle accusation, perquisition, ou audition judiciaire. L’OIP dénonce le fait que les détenus vivent de plein fouet les répercussions des tensions de la structure carcérale. La direction, jeune et nouvelle, se montre frileuse quant aux possibilités de remise en liberté des détenus. La saisine du tribunal d’application des peines (TAP) – pourtant obligatoire lorsque la personne arrive aux dates d’admissibilité à la libération conditionnelle – n’a parfois pas lieu. Certains magistrats du TAP se plaignent du caractère incomplet des avis que leur rend la direction ainsi que du retard dans la réalisation des rapports psychosociaux (établissant entre autres les risques de récidive). Ceci explique peut-être le peu de libérations conditionnelles ayant eu lieu récemment : à peine 28 en six mois, ce qui ne fait qu’augmenter les problèmes de surpopulation. Le fonctionnement du greffe est également pointé du doigt : il enverrait au TAP des documents officiels non signés par les détenus, il remettrait aux détenus des avis judiciaires les concernant sans leur en expliquer nullement le contenu, enfin, il ne répondrait pas aux demandes et interrogations des personnes incarcérées. Un détenu dit ainsi avoir fait à plusieurs reprises la demande d’un avocat pro deo via le greffe durant un an sans aucun résultat.

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06/11/2007
Sous alimentation des détenus à Forest

Depuis le week-end dernier, la direction de la prison de Forest fait appel aux services de l’entreprise SODEXHO, spécialisée dans la fourniture de repas dans les grandes structures, afin de nourrir les détenus. En effet, la cuisine de la prison est actuellement inutilisable en raison de fissures menaçant l’intégrité du bâtiment. Le plafond de la chapelle – dans laquelle se trouvent les provisions alimentaires – risque particulièrement de s’effondrer. L’OIP tient à réagir suite à la parution de l’article intitulé Les détenus se régalent dans le quotidien « La Dernière Heure » du 31 octobre. En employant des expressions telles que « les détenus de la prison de Forest se frottent la panse » ou encore « que de plaisir pour leurs papilles », ce quotidien offre une vision honteusement dénaturée de la réalité de cette situation et participe à l’entretien de l’image de « prison 4 étoiles » qui persiste erronément dans l’esprit de bons nombres de gens. La réalité est toute autre et illustre une fois encore les carences alimentaires, l’insalubrité, l’insécurité et le manque d’hygiène dans nos prisons, problèmes dénoncés de façon récurrente par l’OIP.

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18/03/2007
10.000 détenus en Belgique

Il y a quelques jours, le nombre de détenus dans les prisons belges passait la barre des 10.000 personnes. Il y a aujourd’hui en Belgique plus de 10.000 détenus pour 8.311 places. Les prisons belges présentent un état de surpopulation quasi constant, déjà dénoncé par le Comité de prévention contre la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants (C.P.T.) du Conseil de l’Europe. Les causes de cette surpopulation constante sont diverses. Des études ont démontré que ces dix dernières années, à criminalité égale, la sévérité pénale a augmenté. Le recours à la détention préventive est plus répandu aujourd’hui qu’hier (les détenus préventifs représentent plus de 40 % de la population carcérale) et l’octroi de mesures de libération conditionnelle se raréfie. La surpopulation carcérale ne fait qu’aggraver les conditions de détentions déjà particulièrement déplorables en terme d’hygiène et de promiscuité dans certains établissements. Elle a des conséquences catastrophiques sur les conditions de vie des détenus, conditions indignes d’un état de droit : des détenus dorment à même le sol, à quatre dans une cellule de deux. Le budget dont dispose la prison pour nourrir ses occupants est fonction de la capacité normale de l’établissement. En cas de surpopulation, les quantités alimentaires par détenu sont restreintes. Les assistants sociaux, psychologues, médecins, en sous-effectifs, ne peuvent exercer leur fonction correctement par manque de temps. Les détenus sont mal soignés, mal écoutés et mal préparés à leur sortie de prison. Cette surpopulation est également à l’origine de nombreuses grèves des agents pénitentiaires. En augmentation, ces grèves ont principalement pour effet d’aggraver considérablement les conditions de détention. Durant ces périodes parfois très longues, les détenus ne peuvent recevoir de visite, n’ont plus accès au téléphone, voient les contacts avec leur avocat fortement perturbés. L’hygiène minimale n’est pas respectée (pas de douches, linges non changés, seaux d’urine non vidés), les centre médicaux sont inactifs, avec les conséquences dramatiques qui peuvent en découler, et les transferts vers les hôpitaux sont postposés. Les détenus passent 24 heures sur 24 dans leur cellule, les sorties au préau étant supprimées ou réduites au minimum. Parmi les autres effets de la surpopulation, l’O.I.P a pu observer que les prévenus ( personnes qui ne sont pas encore jugées et qui sont donc présumées innocents) sont mélangés avec des condamnés, ce qui est contraire aux pratiques qui devraient être respectées et aux dispositions de la loi DUPONT. Cette surpopulation chronique met en échec l’un des objectif premier de la prison : la réinsertion des détenus. L’offre de travail, de formations et d’activités reste cruellement insuffisante par rapport aux nombres de détenus. En résumé, à l’heure actuelle, la prison est tout sauf un lieu resocialisant : la promiscuité rend difficile toute réflexion, l’accès au travail pénitentiaire ou à une formation nécessite des mois d’attente,… Augmenter la capacité carcérale n’offrira pas de solution permanente à la surpopulation des prisons. Plus on crée de places dans les prisons, plus elles se rempliront comme un puit sans fond. La prison doit constituer une sanction ultime. Il y a lieu de repenser ce phénomène de surpopulation sous l’angle d’une réforme globale du système pénal et non pas en construisant de nouvelles prisons. Les mesures mises en oeuvre par le Ministre de la Justice sont sans effet sur la surpopulation carcérale : Même si ces derniers mois, le nombre de détenus bénéficiant de mesures de surveillance électronique à augmenter et que le recours à la peine de travail comme peine autonome en matière correctionnelle est plus fréquente, ces mesures constituent une avancée surtout symbolique et ne permettront pas d’endiguer le phénomène de la surpopulation. En effet, l’augmentation de la population pénitentiaire est surtout due à un allongement de la durée moyenne de privation effective de liberté. Les périodes de détentions préventives sont plus longues, les peines prononcées par les juges également et les libérations conditionnelles se font rares. Les mesures envisagées par le Ministre de la Justice n’apporteront donc qu’un soulagement temporaire puisqu’elles n’atteignent pas les catégories de détenus responsables de la surpopulation.

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21/01/2007
La loi Dupont

L’article 57 de la loi traite des lettres provenant ou à destination de certaines personnes ou autorités qui ne sont pas soumises au contrôle et l’article 179 instaure des « Dispositions modifiant la loi du 20 juillet 1990 relative à la détention préventive ». Les articles 169 à 176 concernent quant à eux des modifications de la terminologie. Si l’OIP se félicite de l’entrée en vigueur de ces dispositions de la loi DUPONT, il tient toutefois à souligner, contrairement à ce qui est mentionné par certains médias, que cela ne peut en aucun cas être assimilé à l’entrée en vigueur de l’intégralité de la loi DUPONT dont certains volets essentiels ne sont toujours pas d’application. Tel est notamment le cas du Titre IV, concernant la planification de la détention (plan de détention individuel), du Titre V relatif aux conditions de détention (conditions de vie, contacts avec l’extérieur, travail et formation et soins de santé), à l’exception de l’article 57, du Titre VII traitant du régime disciplinaire et du Titre VIII relatif au droit de plainte des détenus. A cet égard, l’OIP a dénoncé à plusieurs reprises l’absence d’un arrêté royal fixant la liste des infractions disciplinaires et des sanctions auxquelles chaque infraction peut donner lieu. L’OIP avait précisé que cet arrêté royal ne nécessitait aucun budget ou restructuration particulière et s’interrogeait dès lors sur les raisons de cette absence. Force est de constater que les deux arrêtés royaux publiés le 4 janvier 2007 ne corrigent pas cette lacune. L’OIP avait également regretté que le ministère n’ait pas impliqué le personnel pénitentiaire dans le processus de rédaction du projet de la loi DUPONT et s’était inquiété des conséquences possibles, notamment d’assister à un « blocage » de la loi par certains agents pénitentiaires. Cette crainte semble aujourd’hui se réaliser, et ce au regard des récentes grèves à Merkplas et TItre et de l’opposition formulée par les Directeurs des prisons flamandes qui ont récemment demandé au Ministre de la Juste de reporter la mise en oeuvre des tribunaux d’application des peines (dont la première phase est fixée au 1er février prochain) et de la loi DUPONT. En résumé, l\'OIP insiste sur le fait que si certaines dispositions de la loi DUPONT sont entrées en vigueur le 15 janvier 2007, tel n’est pas le cas de pans importants de cette loi. La loi DUPONT reste, en très grande partie, une loi de principes qui n’est pas appliqué et pas applicable faute d’arrêté royaux d’exécution.

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29/10/2006
Les régimes extras

La section belge de l’Observatoire International des Prisons L’O.I.P. a encore été récemment particulièrement interpellé par les conditions de détention de certains détenus à la prison de Bruges, qui en raison des faits pour lesquels ils sont poursuivis et en attente d’être jugé sont soumis à des traitements pouvant être qualifié d’inhumains et dégradants. Lorsque des détenus sont poursuivis pour des faits de terrorisme, de trafic de stupéfiants, de vol avec violences ou encore, entre autre chose, des faits de moeurs, ils sont soumis à ce qui est appelé « un régime extra ». Ces détenus sont totalement isolés des autres détenus. Ils ne participent à aucune activité de la prison. Ils ne peuvent se rendre au préau avec les autres détenus. Ils restent dans leur cellule 23h/24h et n’en sortent que pour se rendre au préau de manière individuel, préau individuel qui est en fait une cache grillagée de deux mètres sur trois. Les contacts avec l’extérieur sont quasiment réduits à néant puisque aucune visite n’est admise en dehors de celle de leur avocat et que les appels téléphoniques sont limités. La confidentialité des entretiens avec les avocats n’est pas assurée puisque un agent pénitentiaire stationne devant le parloir pendant l’entretien ce qui a pour effet de réduire à une peau de chagrin la confidentialité et le secret des conversations entre avocats et client. Les transferts vers le Palais de Justice se passent également dans des conditions déplorables puisque ces détenus sont doublement menottés, affublés d\\\'un gilet par balles de 10,5 kg, trois fois mis à nu et fouillés de manière humiliante, ... Plus inquiétant est l’observation que doivent subir ces détenus les empêchant d’avoir une quelconques intimité ou même de dormir puisqu’ils doivent être observés par un gardien parfois toute les 15 minutes et ce, de jour comme de nuit. Il arrive également qu’une lampe soit allumée jour et nuit dans leur cellule de sort qu’il est impossible pour eux de dormir normalement. Le manque de sommeil et l’isolement de ces détenus à des conséquences désastreuses sur l’état mental et physique de ces personnes. Claustrophobie, spasmophilie, folie ou suicide peuvent être la conséquence directe de ces conditions de détention que le Comité pour la prévention de la Torture a d’ailleurs condamné. L’O.I.P dénonce certaines mesures attenantes à ces régimes, mesures qui sont constitutives de traitements inhumains et dégradants prohibés par la Convention Européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. L’O.I.P dénonce également l’absence de critères clairs objectifs déterminants le maintien d’un détenu en régime de détention aussi strict et la disparité des mesures prises d’un établissement pénitentiaires à un autre.

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23/10/2006
Grève a la prison de Forest

Les préavis de grève des gardiens de prisons se sont enchaînés ces dernières semaines. Après la prison de Jamioulx et de Verviers, les gardiens de la prison de Forest se sont également mis en grève ce vendredi 20 octobre en raison de la surpopulation de la prison. En effet, la capacité carcérale de la prison de Forest est de 405 détenus alors qu’aujourd’hui, il y a plus de 600 personnes détenues à Forest. L’O.I.P comprend les revendications légitimes des gardiens de prisons. Si le problème majeur qu’est la surpopulation carcérale rend les conditions de travail des gardiens difficile, il a principalement et surtout comme effet d’aggraver considérablement les conditions de détention. Il est malheureux que les grèves, de plus en plus nombreuses, deviennent un outil de revendication des agents pénitentiaires dont les détenus sont les premiers otages. En effet, ces périodes de conflit social placent les détenus dans situations inadmissibles les privant de leurs droits les plus élémentaires. Durant ces périodes, parfois longues de plusieurs semaines, les détenus sont totalement coupés de l’extérieur. Ils ne peuvent plus recevoir de visite de leurs proches, les contacts avec les avocats sont fortement perturbés et les appels téléphoniques supprimés. L’Hygiène minimale n’est pas respecté (pas de douche, linge non changé, sceau d’urine non vidés), les transferts vers les hôpitaux sont postposés et les centres médicaux sont inactifs. Le droit à la santé des détenus, qui n’est déjà pas équivalent en temps normal, est quasiment inexistant pendant les grèves. Les détenus passent 24h/24 en cellule, les sorties au préau sont supprimées ou réduites au minimum. Les transferts vers le palais de justice sont paralysés ce qui porte atteinte à l’exercice des droits de la défense. Les Tribunaux correctionnels sont condamnés à la paralysie puisque les prévenus ne peuvent se présenter. Les instructions pâtissent également de cette situation puisque les juges d’instruction et les enquêteurs ne peuvent auditionner les inculpés. Ces retards ont évidemment comme effet que les détentions préventives se voient rallongés au mépris de la présomption d’innocence L’O.I.P. dénonce les conditions de vie déplorables des détenus pendant les grèves et est interpellé qu’aucun service minimum destiné à assurer la continuité des différentes institutions contrairement à ce qui se passe dans d’autres services publics ne soit organisé, les forces de l’ordre se limitant à assurer l’accès et la sécurité au sein de l’établissement pénitentiaires.

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Le 17/10/2008 à 22:0

Prison Break Tongres

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Le 28/11/2008 à 8:0

Colloque: Limitation au droit à la sécurité social

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Le 18/12/2008 à 23:0

Jalons pour une évaluation des législations antite

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